https://infospectaclesloisirs.com Depuis 2023

Art Capital Paris, Salon 2026

Mon Bilan du Salon

Préambule

Art Capital Paris, 2026   car en 1er, il faut rappeler qu’il été créé en 2006 par la volonté des salons dits « historiques du Grand Palais » mais aussi d’artistes d’horizons divers de s’unir pour créer un événement fédérateur. 
 

Dans la tradition des salons artistiques, quatre salons permettent d’exposer des artistes émergeants ou confirmés, de France et de l’étranger. 

 

– Le salon des Artistes Français créé en 1881  
– Le Salon des Indépendants créé en 1884   
– Le Salon Dessin Peinture à l’Eau créé en 1949  
– Le salon Comparaisons créé en 1954   
         
Il ne faut pas oublier qu’Art Capital est organisé par des associations à but non lucratif. 
Des subventions de différents grands acteurs tel le ministère de la culture et d’autres. 
C’est par ailleurs une des inquiétudes des organisateurs, une certaine diminution des subventions ces dernières années alors que les coûts d’organisation eux augmentent. 
 
Pour cette édition 2026 encore, les organisateurs n’ont réussi à tenir que grâce à un large bénévolat.   

En accueillant tous les ans plus de 50 000 visiteurs, le salon s’est imposé sur la scène artistique comme une manifestation majeure et conserve sa place du plus grand rassemblement d’artistes en France. (Plus de 3000 artistes. ) 
 
A noter qu’il n’est plus présent que sur 4 jours au lieu de 5 par le passé, depuis son retour au Grand Palais !… Sans doute pour mieux en gérer son coût et la diminution des subventions ! 
 
En cette année 2026, rien que pour la journée du vernissage, les organisateurs ont annoncé plus de 14000 visiteurs.  
 
A mentionner qu’en plus des quatre salons historiques, la présence aussi à Art Capital d’un cinquième espace : IN SITU 

C’est un espace d’exposition entièrement dédié à l’univers d’un artiste. Chaque créateur y dispose d’un lieu personnel pour déployer librement son travail, partager sa vision et rencontrer le public.

Déambulation dans le salon 2026

Cette année, ne m’étant trompé dans les dates, comme pour Art Capital 2025, j’ai pu assister le 12 février, à la journée de vernissage… On ne peut pas être distrait
tous les ans.
 
 
Malgré tout, pour prendre en photo les œuvres exposées, ce n’est pas toujours évident, à la vue de l’affluence de tout ce public, aux conditions d’éclairage que l’on ne maîtrise pas mais aussi à la quantité toujours impressionnante des œuvres qui nous sont présentées. 
 
Un choix s’impose donc et il n’est pas du tout évident à effectuer. 

Le salon, depuis sa création en 2026, a toujours constitué un lieu d’échange entre les artistes et les amateurs ou collectionneurs d’art.     
Il permet à tout un chacun de découvrir des œuvres artistiques du moment et aux artistes de pouvoir gagner en visibilité. 
 
Pour  en avoir discuté auprès de certains d’entre eux, il faut quand même plusieurs salons pour en tirer un véritable bénéfice. (Bien sûr, il y a toujours des exceptions !)  
En fait j’en ai croisé beaucoup, que j’avais déjà rencontré sur plusieurs sessions de ce salon. 

Trois artistes mis en avant pour 2026

Dans un premier temps, j’ai eu l’opportunité de rencontrer à nouveau, Monsieur Gabriel Robu, sculpteur de renommée internationale que j’avais précédemment interviewé dans son atelier/exposition en 2023 en Normandie ainsi que lors de plusieurs salons d’Art Capital.
 

Pour 2026, il nous a présenté “Terra Nostra”. Réalisée en bois d’olivier, (Dans les Racines) son matériau favori très difficile à maitriser, cette sculpture regroupe vingt-deux créatures modélisées en 3D, témoignant de son expertise remarquable dans ce domaine.
 

Pour apprécier pleinement l’œuvre, il convient d’en faire le tour : à chaque passage, on découvre des perspectives nouvelles et surprenantes.  
Ce n’est pas une simple sculpture que l’on contemple, mais plusieurs, qui varient en fonction de l’angle sous lequel on les observe. 
 

Je pense qu’Art Capital aurait dû mieux positionner la sculpture, car il était impossible d’en faire le tour et donc de voir la modélisation 3D de l’ensemble des créatures sculptées par l’artiste. C’est un petit regret tout autant pour moi que pour tous les autres visiteurs mais bien évidemment pour l’artiste dont l’oeuvre, ainsi disposée n’est pas évidente, à la compréhension de la modélisation 3D de la sculpture.

 

Ne pas hésiter à lui rendre visite à son atelier, ou il a aménagé une partie en salle d’exposition, dont je vous donne les liens pour le joindre.     FB, &  IG   

Artiste : Gabriel Robu

Un peu plus loin, pendant ma visite, au détour d’une autre allée, je me suis retrouvé devant la peinture exposée par une artiste Hanna Meunier, que je suivais depuis quelques temps sur les réseaux sociaux du magazine.
 

Ce fut une rencontre très sympa, car cette jeune artiste est très pétillante et presque aussi bavarde que moi… et pour ceux qui me connaissent, ce n’est rien de le dire à mon sujet, mais j’assume. 

Elle m’expliqué le sens de son tableau et de son travail actuel.
 
 

Hanna : C’est une toile qui a déjà fait partie de mon exposition au Carrousel du Louvre en octobre 2025.  
J’étais inspirée par la force et le mouvement d’eau qui, au premier regard, paraît être absolument chaotique, mais qui, en réalité, est parfaitement ordonné, guidé par la présence des structures qui l’entourent.
 
 
La force et la rage de l’eau qui frappe la structure artificielle crée par les humains c’est un appel au combat et un rappel qu’action gagne toujours face à inactivité. 
Ma (Hanna) description pour cette toile.

Cette dernière phrase qu’elle cite correspond bien à une partie du parcours de sa propre vie, avec un courageux combat gagné par Hanna grace à la ténacité de son action… Mais ceci est une autre histoire touchante, qui fera sans doute l’objet d’un futur article, si Hanna le souhaite toujours.

Je vous mets ses différents réseaux sociaux ou vous pourrez y découvrir un nombre plus important de ses œuvres.
 
FBIG  &  ArtMajeur

Artiste : Hanna Meunier

Dans la partie IN SITU, j’ai eu l’occasion de découvrir Lucile Callegari. C’est une artiste peintre française. Elle vit et travaille entre Paris et Bordeaux.  

Elle dit, en parlant d’elle-même : En 2010, un choc émotionnel m’a poussé vers la peinture, qui est devenu essentielle à ma vie. 
Ma motivation : Réveiller la mémoire, faire renaître l’espoir et encourager le développement personnel, pour moi comme pour autrui. J’ai choisi alors de me consacrer exclusivement au portrait féminin.
  
 

J’ai eu l’occasion de la croiser sur plusieurs salons depuis 18 mois et j’aime l’approche de ses tableaux. Des portraits féminins qu’elle traite avec sa vision.  
C’est une artiste très sympathique même si je la trouve très réservée, bien moins volubile qu’une grande majorité de ses consœurs.
 
Si je devais faire une comparaison avec un écrivain pour Lucile, je choisirais Baudelaire et ses fameux spleens dans son recueil “Les Fleurs du mal”. 
Nb : (Le spleen baudelairien désigne une profonde mélancolie née du mal de vivre. Quoiqu’il l’associe, discrètement, pour qui veut le lire, non pas à un véritable mal de vivre mais plutôt à une rage de vivre.)
 

Attention ce n’est qu’un avis personnel qui ne reflète pas forcément sa véritable personnalité. Je ne la connais pas assez d’où une simple impression voire
Interprétation de ma part.
 

Quoiqu’il en soit j’adore son travail de portraits qui pour moi dégage beaucoup de mystère et de mélancolie. Mon ressenti devant ses œuvres.  

Son approche artistique autodidacte est rapide et pleine d’énergie, réalisée en un seul élan.
Les femmes qu’elle peint reflètent son identité intime… ou des blessures anciennes dont elle se libère au travers de ses créations ? 
 

Au détour d’une exposition dans un salon ou dans une galerie, je vous invite vivement, à aller découvrir son univers et ses œuvres.
Vous pourrez aussi mieux découvrir ses tableaux sur les différents réseaux qu’elle a créé.

Voir ses différents liens. FBIG  Site Web  

Artiste : Lucile Callegari

Voici mon bilan pour mes trois coups de cœur d’art capital pour cette année 2026

Après cette agréable rencontre, j’ai continué ma déambulation, sur les 4 jours, sans itinéraire prédéfini, dans le salon d’art capital, pour pouvoir admirer l’ensemble, tout au moins le plus possible des œuvres présentées, me laissant guider par le hasard d’autres belles surprises.   

   

J’ai ainsi pu admirer un nombre incalculable d’œuvres diverses, présenté par tous ces artistes (Plus de 3000, je le rappelle !) qui démontre bien la vitalité de l’art, dans ces différentes expressions, que ce soit au niveau national, qu’international. 
   

Il m’est impossible de citer tous ces talentueux artistes, peintres, sculpteurs, que j’ai eu la chance de rencontrer, de partager quelques instants avec eux de leurs arts respectifs… Pour un certain nombre…

  
Pour tous les découvrir, il vous faut vous procurer le catalogue du salon.   

Tendances 2026 ?

Lorsqu’on déambule entre les stands, on est frappé de voir que l’art figuratif s’affirme de façon prégnante, même s’il se prolonge fréquemment par des éléments oniriques ou fantastiques.
 

Si le siècle dernier avait vu s’écrouler presque toutes les contraintes, certains artistes continuent à explorer des recherches qui sortaient autrefois des sentiers battus  

Mais une nouvelle esthétique semble apparaître : celle d’un art empreint de plus de douceur, relié à la figuration et néanmoins tourné vers un univers créatif. A noter que la peinture animalière depuis plusieurs années et tout aussi plus représentée.
 

Cela nous parvient aussi, au travers de la photographie, des arts numériques ou par des sculptures animalières magnifiquement ouvragées  

Les expressionnistes abstraits ne sont quand même pas en reste avec leurs recherches de combinaisons de couleurs et de formes parfois incertaines, propices à chaque spectateur de laisser travailler son propre imaginaire.
 
 

Il y a là peut-être la recherche d’un nouveau type de sentiment esthétique, propre à notre époque. 

En filigrane, ce que j’ai un peu ressenti à Art Capital 2026 (Mais aussi au travers d’autres grands salons), en déambulant entres les stands, c’est qu’il raconte en 1èr surtout une chose : la victoire du consensus ? 

La figuration « augmentée », l’animalier omniprésent, la virtuosité technique… tout concourt à produire des œuvres immédiatement lisibles, donc plus faciles à exposer, à partager… Etc. 

Une réflexion ci-dessous qui m’est venu à l’esprit à la clôture du Salon

Alors que le XXᵉ siècle avait méthodiquement déconstruit les cadres, libéré les formes et déplacé les frontières de l’art, une partie significative de la création contemporaine que je peux contempler me paraît aujourd’hui opérer, peut-être, un mouvement de repli.
 
Sous couvert de douceur, de narration et d’accessibilité, se dessine une esthétique consensuelle, parfois lissée, où la prise de risque conceptuelle cède le pas à une efficacité visuelle calibrée.
 
  

Ce glissement s’observe également dans la photographie, les arts numériques et la sculpture, où l’excellence formelle semble de plus en plus primer sur l’expérimentation ou la confrontation. L’œuvre séduit, mais questionne moins. Elle capte le regard, sans toujours le déplacer.

L’abstraction, bien que toujours présente, apparaît reléguée à une forme de résistance discrète. Les expressionnistes abstraits poursuivent leurs recherches chromatiques et formelles, mais dans un environnement global où souvent, l’audace, la radicalité et l’inconfort semblent moins valorisés que la séduction immédiate et l’adhésion du public.

 

À travers cette édition, Art Capital donne ainsi à voir un paysage artistique traversé par une tension fondamentale : celle d’un art contemporain en quête de reconnaissance et de visibilité, mais au risque d’un affaiblissement critique.

Une création plus accessible, certes, mais qui pose frontalement la question du renouvellement réel, de la transgression et de la capacité de l’art à encore déranger, déplacer et interroger notre époque.
 

Le risque, la dissonance et la radicalité, moteurs historiques du renouvellement artistique,  seraient-ils relégués à l’arrière-plan ?

Une question qui pourrait être posée aux artistes et qui est d’actualité à notre époque : Un oeuvre doit-elle être créer en 1er pour l’unique plaisir de l’artiste ou pour plaire et séduire le plus grand nombre de personnes ?

Bien évidemment cela ne reste qu’une interrogation et n’est pas représentatif de l’ensemble des oeuvres exposées mais qui pourra dans futur proche faire l’objet d’un article après une observation plus poussée, plus fine des directions des différents courants artistiques de ce 21ème siècle. 

Conclusion

Art capital 2026 est et reste le plus grand salon d’exposition d’Europe et dans ce magnifique écrin du Grand Palais, offre à ces 3000 artistes l’occasion de gagner de la visibilité et de la notoriété, tant au niveau national, qu’internationale. Et cette saison 2026 une fois de plus a été somptueuse. 
 
C’est pour moi un indéfinissable plaisir, chaque année de déambuler pendant quatre jours au milieu de toutes ces œuvres et de tous-tes ces artistes qui ont tous-tes la gentillesse de passer quelques instants, à vous expliquer, les émotions qu’ils essayent de transcrire au travers du travail qu’ils exposent. 

Rédaction du bilan Art Capital Paris, Salon 2026,  par Dominique Henry, le 28 mars 2026,
pour le Magazine infospectaclesloisirs.com

Autres articles à découvrir 
Le Salon Art Capital