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La bataille De Gaulle, L'âge de Fer

Mon avis sur un film historique vibrant (1er volet)

Synopsis ( résumé)

Juin 1940. La France vacille et s’apprête à signer l’armistice. Dans ce pays en plein effondrement, un homme refuse pourtant la défaite. Encore peu connu, ce général choisit de gagner Londres pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être : l’idée même de liberté. Il n’a ni armée, ni véritable soutien, ni certitude de réussir. Seulement une conviction farouche : la France, sa France, n’a pas dit son dernier mot.

Son pari semble alors insensé : convaincre le monde que la bataille de France n’est pas achevée, et qu’elle n’est pas perdue. Les faits, d’abord, semblent lui donner tort. Mais peu à peu, partout, en France, en Angleterre et en Afrique, des résistants de l’ombre, des lycéens révoltés et des soldats déterminés se rallient à son appel. Par leur foi, leur audace et leur soif de liberté, ils viennent défier une Histoire que l’on croyait déjà écrite.

Préambule

Avec La bataille De Gaulle, l’âge de fer, le spectateur est immédiatement entraîné au cœur d’une période où l’Histoire se joue dans l’urgence, les choix impossibles et les convictions les plus profondes. Plus qu’un simple portrait du Général, le film s’attache à raconter la naissance de la France libre, dans ce qu’elle a eu de fragile, d’audacieux et de profondément romanesque. 
 
Porté par une mise en scène ample, le récit prend rapidement des allures d’épopée. Les images, souvent puissantes, donnent à cette page d’Histoire un souffle cinématographique qui marque durablement. 
 
Dans le rôle-titre, Simon Abkarian surprend d’abord, avant de s’imposer avec évidence. Habité, précis, il compose un De Gaulle juste, parfois saisissant de réalisme,
sans jamais réduire le personnage à une statue figée.
Autour de lui, comédiens confirmés et nouveaux visages forment un ensemble solide et nuancé. Les échanges entre Churchill, incarné par Simon Russell Beale, et De Gaulle comptent parmi les moments les plus savoureux du film, apportant au récit une profondeur politique et humaine bienvenue.

 

C’est précisément cette plongée dans la Seconde Guerre mondiale, guidée par la figure du Général de Gaulle, qui m’a totalement conquise.

Pendant 2h40, le film propose une véritable immersion dans une époque où chacun devait choisir son camp, avec le courage ou la lâcheté que cela supposait. 
Et forcément, une question demeure : si j’avais eu 20 ans en 1940, de quel côté me serais-je rangée ? Résistante ? Soutien du régime de Vichy ?
 

Cette interrogation intime donne toute sa force à cette vaste épopée, pensée comme un diptyque dont la seconde partie sortira le 3 juillet prochain. 

L’âge de Fer en constitue le premier volet. Il nous propulse entre 1939 et 1942, de la France à l’Angleterre, jusqu’en Afrique et ailleurs, aux côtés d’hommes courageux, parfois un peu fous, animés par une seule idée : faire vivre la France libre.
 

Reste alors à comprendre comment le film parvient à transformer ce moment fondateur de notre histoire en véritable expérience de cinéma : par son rythme, ses choix de mise en scène, la force de son interprétation et la manière dont il interroge encore aujourd’hui, notre rapport au courage, à l’engagement et à la mémoire.

Une fresque historique à la fois utile et particulièrement instructive

J’avoue être entrée dans la salle avec quelques interrogations. Après avoir lu les premières critiques, parfois tièdes, d’une partie de la presse, je craignais un film un peu figé, trop solennel ou trop sage. Or, à mes yeux, ces réticences se sont très vite dissipées : non seulement elles m’ont paru injustifiées, mais le film m’a au contraire emportée, passionnée et souvent fait vibrer.
 

Ce qui frappe d’abord, c’est que cette fresque historique ne se contente pas d’aligner les grands moments attendus. Elle trouve régulièrement le moyen de faire respirer son récit, notamment grâce à des touches d’humour très bienvenues. Loin d’alourdir le propos, elles apportent au contraire une vraie humanité aux personnages.  
 
Les rencontres entre De Gaulle et Churchill, par exemple, n’ont rien d’empesé : elles sont vives, savoureuses, parfois presque croustillantes et l’on prend un réel plaisir à écouter les dialogues autant qu’à regarder les acteurs se répondre. 

Sur le plan visuel, le film impressionne également. Les séquences d’action et les scènes de bataille possèdent une ampleur certaine, renforcée par l’intégration intelligente d’images d’archives, qui donnent au récit une densité dramatique et un ancrage historique très efficaces.

  
Pour ma part, je n’ai pas été gênée par “les soi-disant défauts d’effets spéciaux relevés ici ou là par certains” : J’étais trop prise par l’action, par les enjeux et par la dynamique du récit pour m’y arrêter. Et puis, soyons honnêtes, on ne vient pas voir ce type de film pour y chercher les effets spectaculaires d’Avatar ou de Star Wars… 
 
L’autre grande qualité du film tient à sa clarté. Malgré la complexité des événements, on suit le déroulement de l’Histoire avec limpidité. Surtout, on est constamment ramené aux enjeux humains : De Gaulle, Churchill, le jeune résistant, les hésitations, les choix, les élans de courage.  
 
Il y a de la géopolitique, bien sûr, de l’action aussi, mais jamais au détriment de l’incarnation. Le film reste vivant, porté par du suspense, de l’émotion, quelques sourires, et un vrai sens du récit. 

C’est aussi là que le cinéma reprend ses droits. La mise en scène propose de belles idées, le montage donne de l’élan à l’ensemble, et l’on ressort avec une énergie presque communicative. Le film a quelque chose de profondément motivant : ne pas baisser les bras, croire encore à une issue possible, garder le cap face aux défaitistes. 
 
Dans un registre évidemment historique, même s‘il n’est pas exempt de quelques écarts, il possède par moments ce souffle galvanisant que l’on associe aux grands récits de dépassement… un côté “Rocky”, en somme, mais transposé à l’échelle d’un pays qui refuse de disparaître et d’un récit historique. 

Certes, la mise en scène pourra sembler, pour certains, parfois un peu académique mais elle est régulièrement bousculée par des choix visuels plus audacieux et par
des fulgurances de réalisation vraiment bien senties, qui empêchent l’ensemble de sombrer dans une illustration scolaire.

Le casting participe pleinement à cette réussite. Si l’ensemble des comédiens livre une partition solide, le duo formé par Simon Abkarian, impérial sous l’uniforme du Général, et Simon Russell Beale, remarquable en Churchill, captive littéralement l’écran à chacune de leurs confrontations. Leurs échanges donnent au film une saveur particulière, entre tension politique, admiration contrariée et joutes verbales savoureuses.

 

Bien sûr, les puristes pourront tiquer devant certaines libertés historiques ou quelques facilités d’écriture destinées à renforcer l’intrigue et l’intensité dramatique.
Mais ces choix, loin de nuire à l’ensemble, servent finalement le rythme et l’efficacité de cette fresque de 2h40, qui réussit à rendre accessible, incarné et profondément vivant un moment décisif de notre histoire.
 

C’est sans doute pour cette raison que le film mérite d’être abordé au-delà de ses seules qualités formelles ou de ses éventuelles approximations historiques. Ce qu’il provoque, ce qu’il réveille et ce qu’il laisse en nous une fois la séance terminée compte tout autant.  
 
Et c’est précisément là que commence, pour moi, la partie la plus personnelle de cette réflexion : celle de mon ressenti, de mon avis final et de la place que ce film peut occuper, aujourd’hui, dans notre manière de regarder cette période. 

Mon avis final sur ce 1er volet

Je ressors de “De Gaulle, l’âge de fer” avec le sentiment d’avoir vu un très beau film, ample, vivant et profondément prenant.  
Cette première partie m’a tenue en haleine pendant ces 2h40, sans jamais me donner l’impression de voir le temps passer. Le rythme est soutenu, la mise en scène solide, et l’envie de découvrir la suite, attendue le 3 juillet prochain, est déjà bien là.

 

Visuellement, le film possède de très belles qualités. Qu’il s’agisse de la bataille de Bir Hakeim, de la destruction de la flotte à Alger ou d’autres séquences fortes que
je préfère ne pas vous dévoiler, la réalisation sait donner de l’ampleur aux événements sans perdre le spectateur. 
 

La photographie, la musique et certains plans contribuent à faire de cette fresque une œuvre techniquement très maîtrisée, presque irréprochable dans son ambition.

Mais au-delà du spectacle, c’est surtout l’émotion qui demeure. J’ai passé un moment fort en suivant le parcours de cet homme politique hors du commun, entré dans
la légende de la France du XXe siècle, ardent défenseur de l’honneur et de la souveraineté du pays. 
 

 

Le film brosse le portrait d’un homme animé par une détermination exceptionnelle. Qu’on apprécie ou non sa personnalité, souvent rugueuse et parfois difficile, impossible de ne pas être impressionné par un tel patriotisme et une telle dévotion à la France. 
 
Pour De Gaulle, sauver son pays n’était pas seulement un objectif politique : c’était une mission. 

Ce film a quelque chose d’une épopée sachant jouer sur plusieurs tableaux sans tomber dans l’idolâtrie du personnage et, osant même afficher certains de ses défauts dont l’orgueil…. Mais au service d’une idée grandiose : La France, sa France…  

À mes yeux, La Bataille De Gaulle, l’âge de fer est donc un bel hommage à une figure historique majeure, mais aussi à tous ceux qui, dans une période trouble, ont contribué à faire vivre la résistance intérieure et la France libre. 
 

C’est également la preuve que le cinéma français peut rivaliser avec de grandes productions lorsqu’il s’en donne les moyens, sans renoncer à son identité ni à son regard sur l’Histoire. 
 
Mon dernier mot sera donc simple : foncez voir cette première partie, car elle en vaut vraiment la peine.

Rédigé par M.C.D, le 12 juin 2026, pour infospectaclesloisirs.com 
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