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Le Diable s’habille en Prada 2, en 2026

Vingt ans après ce Diable 2 est-il aussi séduisant ?

Le Diable s'habille en Prada 2, en 2026. Affiche : portraits en noir et blanc de Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci traversés par un grand 2 rouge stylisé
Affiche officielle de : Le Diable s'habille en Prada 2 © 20th Century Studios / Disney

Synopsis (Résumé)

Miranda, Andy, Emily et Nigel replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises, où l’élégance est une arme redoutable. 
(Tout public)

Prologue :

Le mot de Justine (en free style)
POV : sortie de séance, Le Diable s’habille en Prada 2, en 2026
 

Je m’attendais à quelque chose de plus… punchy, mais bon, ça reste agréable à regarder. 
La bande-son ? Top. 
Les tenues ? Évidemment, je valide. 
Miranda un peu plus douce ? Surprenant au début, puis on accroche. 
Fin un peu naïve (un peu trop simpliste, on sent la volonté de tout boucler en beauté). 
Si tu as aimé le 1er : vas-y, mais en lâchant un peu l’idée de retrouver la même vibe. 
Si tu ne l’as jamais vu : aucun souci, tu peux commencer par celui-là. 
Ma note : 7/10 – Pas une dinguerie, mais un bon moment de chill.
 
Justine, 27 ans (Et oui, je regarde toujours le 1er… avec ma mère, on assume.) 

Deux femmes, Anne Hathaway, Emily Blunt, portant des lunettes de soleil et des tenues élégantes, accoudées sur la cabine d’un bateau, naviguant sur le lac de Come en Italie, dans Le Diable s'habille en Prada 2, 2026.
Capture pour illustration, Le Diable s'habille en Prada 2 © 20th Century Studios / Disney"

Préambule :

Qui aurait pu imaginer, vingt ans après, que Le Diable s’habille en Prada (2006) bénéficierait d’un second volet ? Eh bien, c’est fait avec Le Diable s’habille en Prada 2, en 2026. 

Le premier volet était l’un des films préférés de ma maman. Pour ma part, je ne l’ai découvert que bien plus tard, via un DVD. Mais comme ma mère, j’avais adoré ce film. Cela serait-il identique pour cette seconde mouture ?
 

Pour pouvoir y répondre, j’y suis allée avec ma maman, toutes les deux avec de la curiosité et un peu plus de réserve pour elle (avec la crainte d’un « réchauffé » qui aurait un peu attaché au fond de la casserole… son expression !). 

Bonne nouvelle : le film est écrit par Aline Brosh McKenna, scénariste du premier Diable et si l’action se déroule vingt ans plus tard, Meryl Streep, Anne Hathaway,
Emily Blunt, Tracie Thoms, Tibor Feldman et Stanley Tucci reprennent leurs rôles… Chut ! C’est ce qui a décidé ma mère de m’accompagner.
 

Le visionnage :

Donc on reprend les mêmes et on recommence ? … 

Pas tout à fait. La presse mode, dont le film de 2006 documentait avec humour la tyrannie du goût, a connu depuis un déclin rongé par les coupes budgétaires et les appétits des financiers. Miranda tente de faire face et de maintenir Runway à flot. (Runway étant l’avatar ici du Vogue US.) 

De fait, il ne sera presque jamais question de travail éditorial dans cette suite : adieu le récit d’apprentissage qui racontait avec finesse (et une certaine cruauté) la métamorphose d’une jeune stagiaire fraîchement débarquée dans un grand magazine.
 

La comédie de caractère, piquante et délicieusement cruelle, qui faisait le sel du film de 2006, s’efface ici au profit d’un récit plus sombre sur la mort de la presse écrite
et sur les ravages du capitalisme.
 

Le magazine que Miranda dirige d’une main de fer se retrouve menacé de rachat et cette seule perspective plante le décor, le changement d’époque et l’évolution de la société depuis vingt ans. Elle ne quittera plus vraiment le film. 

Fini la légèreté. L’époque n’est plus à la futilité, mais tout simplement à la survie. (Du magazine, s’entend.) 

Peut-on toujours vraiment parler d’une vraie comédie, par ailleurs ? Ma mère ne s’y retrouve pas, et moi aussi, je suis envahie de quelques doutes.

Capture du film Le Diable s'habille en Prada 2, 2026 : Meryl Streep en Miranda Priestly dans une robe rouge éclatante, cheveux argentés, lors d'un événement mondain.
Capture pour illustration, Le Diable s'habille en Prada 2 © 20th Century Studios / Disney"

Un fait notable dans Le Diable s'habille en Prada 2 :

L’humanisation de Miranda Priestly. Le film semble avoir intégré tous les codes de notre époque, qui supporte de moins en moins la « méchanceté » et questionne (à juste titre, dans la vraie vie !) les mécanismes d’humiliation professionnelle. Une grande partie du charme du premier volet reposait, il faut l’avouer, sur ces mécanismes. Dans ce second, presque tout a été trop aseptisé.
 

Miranda Priestly n’échappe donc pas, dans le film, à cette grande pensée contemporaine de la suppression des rudesses de la vie. Ce qui faisait jadis la saveur vénéneuse du personnage, sa sécheresse, sa cruauté, son art de l’humiliation glacée se voit ici méthodiquement recouvert d’un vernis de gravité.  

Il ne suffit plus, aujourd’hui, de fasciner : il faut rassurer. Les piques cinglantes ont laissé place à des confidences bonifiées sur le travail, les enfants, le temps qui passe et la mort. Tout un appareil d’humanisation… ou d’aseptisation ? 

À force de vouloir expurger toute rudesse au nom d’une sensibilité d’époque érigée en principe supérieur, le Diable 2 finit par adopter exactement les traits qu’il prétend observer : un objet prudent, lissé, convaincu qu’un peu de componction “cette attitude de regret et d’humilité parfois un peu ostentatoire” vaut désormais mieux qu’un véritable mordant.
 

Loin de Runway, les deux femmes (Miranda Priestly et Andrea « Andy » Sachs) s’activent d’abord à déjouer un complot ; mais elles poursuivent un rêve commun : préserver le génie des créateurs et l’indépendance de la presse. 

La maturité d’Andy s’accompagne bien d’une lucidité nouvelle sur ses choix sentimentaux, mais cette sagesse affichée ne dissipe pas totalement l’impression d’un récit désireux de sauver à la fois l’éthique journalistique, la réussite sociale, l’indépendance éditoriale et les séductions de la sécurité financière.
 
 

La parabole, candide, qui oppose l’idéal de la presse aux assauts des rapaces capitalistes, se heurte alors à ses propres contradictions. Mais c’est bien connu : le diable ne se loge jamais aussi confortablement que dans les détails. 

Après tout un tas de situations rocambolesques, toutes « plus ou moins crédibles », principalement dans la tête de la scénariste, j’arrête ici ma vision du film Le Diable s’habille en Prada 2, car je ne pourrais que spoiler maintenant ce second volet. 

Pourtant, le film avait de quoi enrichir son scénario avec vingt ans d’Internet, l’essor des réseaux sociaux et la montée en puissance des influenceurs. Mais il ne fait qu’effleurer ces enjeux, à travers quelques allusions dispersées. Dommage ! 

Capture du film Le Diable s'habille en Prada 2 : Meryl Streep en Miranda Priestly avec lunettes de soleil et tailleur noir à paillettes, accompagnée d'une femme, Anne Hathaway, en robe noire scintillante, marchant dans un décor luxueux avec colonnes.
Capture pour illustration, Le Diable s'habille en Prada 2 © 20th Century Studios / Disney"

Mon avis “critique” sur : Le Diable s’habille en Prada 2, en 2026

Ma maman et moi étions venues visionner une comédie, et non le didactisme d’une pseudo-morale prêchée, voire imposée par certains qui reprochent beaucoup aux autres sans se remettre eux-mêmes en question. Ce second volet tue définitivement, pour moi, l’esprit du premier film on ne peut plus iconique.  
Finalement, Le Diable 2 peut compter sur une bande-son bien choisie (avec Madonna, Dua Lipa, Doechii, Olivia Dean ou SZA), ainsi que sur ses personnages vêtus
d’une éblouissante garde-robe
, le tout bien enrobé de somptueux défilés de mode, de très belles prises de vue, il faut bien le souligner.
 

Mon conseil : si vous avez vraiment adoré Le Diable 1, oubliez le ton de ce film avant de découvrir ce Diable 2.  
Même moi qui ne l’ai jamais vu au cinéma, le premier volet, je l’avais découvert en famille via un DVD et je l’avais vraiment adoré. (Ps : j’ai moins de 30 ans… et nous le regardons toujours avec plaisir sur notre TV, de temps à autre !)

 

(En sortie de séance avec ma mère, notre simple avis, même si leur prestation globale se fond parfaitement dans le scénario du film, est que les principaux rôles semblaient moins investis dans leurs personnages, contrairement au premier volet. On peut se tromper ! … Un autre visionnage serait sans doute nécessaire.) 

Cela dit, le film n’est pas du tout désagréable, bien au contraire à regarder, avec un ton un peu léger, surtout et je me répète, si vous n’avez que de vagues souvenirs
du 1er ou que… carrément, vous ne l’avez jamais vu.
 

Bien évidemment, c’est à vous de vous forger votre propre opinion en allant le visionner. 

Justine, le 22 mai 2026, pour infospectaclesloisirs.com
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Les photos pour illustrations :
Le Diable s’habille en Prada 2, © 20th Century Studios / Disney » 

Divers renseignements

Le Diable s’habille en Prada 2

29 avril 2026
Comédie, Drame
 

Réalisé par : David Frankel
Écrit par : Aline Brosh Mckenna
Produit par : Wendy Finerman

Distribution :

Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt, Stanley Tucci, Kenneth Branagh, Simone Ashley, Justin Theroux, Lucy Liu, Patrick Brammall, Caleb Hearon, Helen J. Shen, Pauline Chalamet, B.J. Novak, Conrad Ricamora, Tracie Thoms, Tibor Feldman