https://infospectaclesloisirs.com Depuis 2023
Louise XIV, électrise la Boule Noire
Un des concerts attendus,
pour une véritable tornade de pop française
La salle de la Boule Noire vibre déjà quand Louise XIV monte sur scène. Habituée à révéler les nouveaux talents de la scène rock et électro, cette petite salle parisienne à la réputation jamais démentie, n’a pas fini de faire trembler ses murs.
Pour clôturer cette édition, le trio strasbourgeois n’a pas choisi la demi-mesure : une tornade electro-pop, féministe et pailletée, qui a littéralement mis le feu aux planches.
Une tenue argentée, pour une tornade scénique
Dès les premiers accords, le ton est donné. Louise Garance Wetterwald, la chanteuse du groupe, impose une présence scénique à la fois fascinante et déchaînée. Vêtue d’une tenue dorée scintillante crop-top et pantalon large à franges métalliques, elle brille sous les spots violets et roses, ou jaunes et bleus, incarnant physiquement la dualité de leur musique : tantôt en amour, tantôt en rage.
Sa voix, d’une clarté parfaite, porte les textes avec une justesse qui force le respect. Ses bras tatoués se lèvent vers le ciel, son corps ondule au rythme des synthés, qu’elle fait rugir elle-même par moment et son sourire communicatif transforme la scène en un terrain de jeu électrisant.
Elle ne se contente pas de chanter, elle délivre un message, entrainant le public dans sa propre énergie. C’est cette force brute, couplée à une technique vocale indéniable (n’oublions pas qu’elle vient du jazz), qui transforme la salle en un seul corps vibrant.
La musique en fête, les mots en colère
Derrière elle, Grégoire Theveny à la guitare new wave et Tristan Lepagney (ex-Colt Silvers) à la basse punk, tissent une toile sonore incroyablement dansante. Eux aussi vêtus de chemises style, pour moi, assez années 70/80, avec un peu de strass et paillettes, ils assument pleinement cet univers pop pailletée.
Sur scène, la fusion est parfaite : les nappes de synthés 80’s s’entrechoquent avec des kicks technos, le tout saupoudré d’une french touch irrésistible.
Ce qui frappe, c’est le contraste saisissant entre la joie contagieuse de l’instrumental et l’incisive de leurs textes. Mais ces textes bizarement restent toujours assez poétique, malgrè certains sujets abordés.
Louise XIV assume pleinement son « female gaze ».
Ils questionnent les discriminations, le patriarcat et les excès du capitalisme, mais jamais avec lourdeur. Ici, la révolte se danse. Les mélodies sont catchy, les refrains restent en tête, et la critique sociale se fait sourire aux lèvres sur des tempos presque toujours dansant.
C’est tout l’art du groupe : rendre l’engagement accessible, fédérateur et terriblement efficace.
Pour moi, une révélation de la fin de festival
Il y a quelque chose de l’ordre de la célébration dans ce que propose Louise XIV. Formé au printemps 2023, le trio a déjà cette maturité scénique qui ne trompe pas. On sent la complicité, l’amour du partage, et cette envie de créer un univers coloré où tout le monde a sa place.
En cette fin de MaMA Festival 2025, alors que les oreilles commençaient, pour certains-taines, un peu à fatiguer, Louise XIV a agi comme un véritable shot d’adrénaline. Une prestation électrique, sincère, portée par une chanteuse en tenue argentée qui scintille sous les projecteurs et qui a tout d’une grande.
Si vous cherchez une prochaine pépite de la pop française, ne cherchez plus. Louise XIV est en marche, et leur avenir est résolument pailleté.
Pour le dernier jour du Festival MaMA, encore une très bonne pioche pour les organisateurs-trices , en ce 17 octobre, et une parfaite programmation à La Boule Noire.
Par Dominique Henry. Publié le 12/01/2026, pour infospectaclesloisirs.com
Autres articles à lire