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Marguerite, "Guérir" : Chronique 2026
Entre mélodies lumineuses et féminisme TikTok
Par Justine, le 23 octobre 2026
Révélée par la Star Academy fin 2024, Marguerite (Marguerite Dedeyan) ne laisse personne indifférent. Bisexuelle assumée, elle s’est faite connaître avec le titre Les filles, les meufs (issu de son EP Grandir), cumulant aujourd’hui plus de 40 millions d’écoutes sur Spotify.
Le 2 octobre 2026, elle a dévoilé son tout premier album studio, Guérir, composé de 11 titres (dont Bellevie, Un peu beaucoup, Cartable ou Crash Test). Récemment découverte par l’intermédiaire d’une amie enthousiaste qui m’a promis que « Marguerite, c’est de la bombe, tu vas adorer ! », j’ai enfilé mon casque pour vérifier.
Premières impressions : Une pop lumineuse... mais trop lisse ?
Musicalement, on ne peut pas nier le talent. Son style ? Une pop française directe, sensible et lumineuse, habilement teintée d’influences folk et rock britanniques, avec une belle présence des guitares. Sur ce point, le contrat est rempli : j’apprécie sincèrement ses mélodies et sa jolie voix.
En tant que continuité de son EP Grandir, Guérir conserve ce côté intimiste et autobiographique. L’album explore les blessures, le rapport au corps, les traumatismes, l’amour et la reconstruction.
Seulement voilà… Mouais. Rien de vraiment original ne se dégage de ces thématiques, qui ont été (et sont encore) tellement explorées par la scène indie actuelle. Les paroles, écrites d’un point de vue parfois un peu trop simpliste, voire naïf, ne m’ont pas vraiment parlé.
À la seconde écoute, j’ai d’ailleurs fini par ignorer les textes pour me laisser porter uniquement par la beauté de sa voix et la finesse de ses lignes mélodiques. Je ne citerai d’ailleurs aucun titre en particulier : seules les mélodies m’ont accrochée. À vous de vous faire votre propre avis.
Le battage médiatique : Féminisme de façade ou plume sincère ?
Curieuse, je suis allée voir ce que la presse spécialisée et le public en disaient. L’accueil est globalement très chaleureux.
La presse salue son « courage » (Lequel, au juste ?), son « écriture brute » (d’accord pour le brut, mais n’oublions pas le côté naïf !) et son virage vers une pop aux accents britanniques (c’est d’ailleurs ce que j’ai préféré). Certains évoquent un disque pop intime, léger et sombre, où l’artiste se met à nu face aux injonctions sociétales.
On applaudit aussi une « plume féministe », des « punchlines marquantes » (bon, là, soyons honnêtes, pour moi, les punchlines sont plutôt banales et récurrentes)
et une belle alternance entre morceaux dansants et ballades. (Ok !)
Une critique plus fine regrette d’ailleurs que l’album soit un peu trop « lisse » par rapport à l’impact de son premier titre. Et c’est là que le bât blesse : en quoi déclarer sa bisexualité en 2026 est-il un acte féministe révolutionnaire qui mérite qu’on en fasse tout un plat ? Oups !
Côté public, surtout sur TikTok, l’album est décrit comme « libérateur ». On y vante une plume féministe, l’auto-dérision (notamment sur un titre répondant aux critiques haineuses sur son monosourcil).
Mon verdict : Une belle voix, mais un album qui glisse
Mouais ! Bon, je m’arrête là. J’ai clairement l’impression de ne pas avoir écouté le même album que la blogosphère. Guérir de Marguerite ne fera sans doute pas partie du top de mes playlists personnelles.
Comme je l’ai dit à mon amie : « Ton album… c’est de la bombe pour TikTok, mais pour moi, ça s’arrête là. »
L’album n’est pas à jeter, loin de là. Les mélodies sont agréables, la voix est jolie, et les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Mais le terme « écriture féministe » me semble une fois de plus galvaudé pour vendre du rêve ou je ne sais quoi.
C’est doux, c’est intimiste, c’est joli… mais il manque ce fameux effet « Waouh ». Je comprends mieux pourquoi je ne l’avais pas remarquée plus tôt malgré ses millions
de streams.
Mais attention : que ma réaction ne vous décourage surtout pas ! Si vous ne la connaissez pas, foncez l’écouter. Ce n’est pas parce que Guérir m’a laissée sur ma faim qu’il ne sera pas un coup de cœur de votre Top Playlist !
Le mot de Justine en Freestyle
Plus de 40 millions de streams sur Spotify, une amie qui me dit "c'est la bombe", et moi... je fais "mouais". La musique ? Top. La voix ? Magnifique. Les textes ? Un peu trop "génération TikTok" à mon goût. (Pourtant j'en fait partie mais pas sur ce coup ! C'est sans moi !) Le côté "plume féministe brute" ... Non en fait pas brute mais plume trop simpliste et pas assez structurée, pour moi, j'ai du mal à l'acheter. C'est joli, c'est propre, mais ça glisse trop. Bref, un album qui fait son job sur les réseaux, mais qui ne m'a pas traversée. Je passe la main, à vous de juger la proposition de Marguerite !
Justine