https://infospectaclesloisirs.com Depuis 2023

The Dog Stars, on m’a menti le 26 août !

... et je remercie sur ce coup, Ridley Scott

Par Justine, le 10 septembre 2026

Promis sur la bande-annonce : de l’action, du suspense, du post-apocalyptique qui décoiffe. Livré en salle : De la mélancolie, des paysages à couper le souffle et un Jacob Elordi en mode introspection totale. Le nouveau Ridley Scott, sorti le 26 août et adapté du roman, The Dog Stars, « La Constellation du chien«  de Peter Heller, est une magnifique trahison. Et franchement, je valide.  

On nous avait vendu du Mad Max, on a eu du Thoreau

Soyons honnêtes : si vous arrivez dans la salle en mode « je veux du spectacle qui claque », vous risquez de vous ennuyer. Mais si vous acceptez de jouer le jeu, The Dog Stars est une belle surprise. Ridley Scott a troqué moult explosions contre les silences, la course-poursuite sans fin, contre la contemplation. Le film respire, prend son temps, et c’est précisément ce qui fait sa force.
 
 

Le ton de cet opus, le rend original par rapport à beaucoup d’autres films du genre avec cette quête qui donne espoir, malgré un certain nombre de scènes violentes, de chasse à l’homme, impitoyables. Dans un monde apocalyptique il en faut bien ! (Quand même)
Il y a toujours une part de violence ou de romantisme en chacun de nous.
 

(Nb : L’idée que l’être humain est partagé entre des pulsions destructrices et un élan idéaliste ou sentimental. De nombreux auteurs (comme Victor Hugo ou les écrivains du XIXe siècle) ont exploré cette dualité, affirmant que la violence et l’exaltation passionnée cohabitent en chacun de nous.)

 *  Henry David Thoreau est principalement connu pour son expérience de vie simple dans les bois et pour ses écrits pionniers sur l’écologie et la résistance politique. 

Un gars, un chien, un avion... et beaucoup de questions existentielles

En 2035, la planète a pris cher. Hig (Jacob Elordi) s’est réfugié dans une base aérienne du Colorado avec pour seule compagnie son chien et d’un ancien marine un peu bourru (Josh Brolin, toujours aussi charismatique). Leur routine de survivants est bouleversée quand Hig capte un message radio mystérieux depuis son Cessna.
 
 

S’ensuit le dilemme ultime : est-ce qu’on reste peinards dans notre bunker sécurisé (même si c’est un peu déprimant), ou est-ce qu’on part à l’aventure au risque de se faire tuer ? Spoiler : c’est plus un voyage philosophique qu’une expédition commando. Et c’est tant mieux. 

Quand Ridley Scott nous fait voyager

Là où le film marque des points, c’est visuellement. Ridley Scott filme l’Amérique comme un western moderne : des paysages immenses, des ciels infinis, et cette sensation de solitude qui nous prend aux tripes.  Les séquences en avion sont d’une beauté à vous donner le vertige (et pas seulement à cause de la hauteur). J’ai presque envie de prendre des cours de pilotage (presque). 

Normal, quand c’est Ridley Scott qui tient le manche de la scénographie.

Côté casting, Margaret Qualley vient compléter le trio pour un peu de romantisme. L’écriture n’est pas parfaite (on aurait aimé en savoir plus sur certains personnages), mais les acteurs portent le projet avec brio. Josh Brolin apporte cette petite touche de gravité qui manque parfois au scénario. (Pour ceux qui ont lu le livre.)

Peter Heller, La Constellation du chien, 2013. Si vous connaissez, vous savez de quoi je parle. Si vous ne connaissez pas, allez-y, c’est excellent. Le film respecte l’esprit du bouquin : la solitude, le deuil, cette quête d’un peu d’humanité dans un monde qui a perdu la tête. Pas de révolution, mais une adaptation sincère qui fait top le job.

Un film à voir ou pas ?

Oui, mais venez préparés. The Dog Stars n’est pas le film qu’on regarde en mangeant son popcorn. C’est une expérience contemplative, entre violence et tendresse, qui demande un peu d’attention.  

Si vous aimez les films qui prennent le temps de vivre, les images qui restent en tête, et les histoires qui parlent d’humanité plutôt que de survie à tout prix, foncez. C’est imparfait, c’est parfois lent, mais c’est sincère. Et ça fait du bien.
 
 

En bref : Un film, une fiction, post-apo qui nous rappelle que l’espoir, ça se mérite (et ça se contemple).

Justine, (en freestyle)

J’ai survécu au rythme contemplatif de Ridley Scott sans m’endormir, la preuve en est que vous lisez ces lignes.
Lectrice en plus de Peter Heller depuis2/3 ans. Mouais…si vous cherchiez du Mad Max, passez votre chemin. Si vous cherchiez une critique honnête, vous êtes au bon endroit. Ps : Cet article a été un petit peu dépoussiéré et validé par mon rédac chef préféré, qui m’a évité de trop m’emporter dans le style. Pfff ! Merci à lui. 

Justine

Autres  articles à lire  de notre magazine