https://infospectaclesloisirs.com Depuis 2023

The Mandalorian & Grogu, le film 2026 ?

Notre critique d'un retour en salle attendu. Voici ce qu'on en pense...
Mais pour un Star Wars : est-ce suffisant ?

Synopsis (Résumé)

Après la chute de l'Empire galactique, les derniers seigneurs de guerre impériaux se dispersent à travers la galaxie. Pour préserver l'héritage de la Rébellion, la jeune Nouvelle République fait appel au légendaire chasseur de primes mandalorien Din Djarin et à son jeune apprenti, Grogu... Tout public

Visionnage et premières impressions

Avec The Mandalorian & Grogu, le film 2026 ? On l’a vu, et nous vous donnons notre avis sur ce Lucasfilm qui revient au cinéma pour la première fois depuis l’achèvement de la postlogie en 2019. Le geste pouvait laisser espérer une relance. Il tient surtout du révélateur de sa dépendance aux studios Disney.
 

Jon Favreau prolonge, sans infléchissement notable, la série inaugurée sur Disney+ la même année. Rien, ici, ne cherche véritablement à déplacer le cadre, à en reconfigurer les enjeux, ou à soumettre cet univers à une autre intensité de mise en scène. Le film procède au contraire par reconduction : mêmes motifs, même économie narrative, même régime d’affects. Cette fidélité a sa cohérence.
 

Elle a aussi son prix. Car de cette continuité naît un objet qui, tout en conservant l’efficacité pragmatique de la série, peine à accéder à une forme proprement adaptée au cinéma ? Comme si le passage à la salle n’avait pas été pensé comme un saut qualitatif, mais comme une simple translation de support… et peut-être une simple source possible, de profits marketing ? 

Il serait excessif d’y voir un mauvais film. Celui-ci demeure agréable et plaisant. La relation entre Din Djarin et Grogu conserve ce mélange de retenue, de douceur programmée et d’efficacité affective qui a largement assuré le succès de la série.
 

Grogu, surtout, continue de cristalliser ce que la franchise sait encore produire de plus immédiatement opérant. La mise en scène, sans ampleur singulière, reste lisible. Sigourney Weaver impose, en quelques (trop rares) apparitions, une densité intacte. Quant à la participation vocale de Martin Scorsese, elle relève moins du coup d’éclat que de l’anecdote raffinée.
 

Mais l’essentiel demeure ailleurs : The Mandalorian & Grogu ne parvient pas vraiment, à justifier pleinement son existence comme long métrage bien pensé (Pour la plupart de ceux qui ont vu la série !)
 
 
Sa structure de mission, son récit de sauvetage, sa progression sans trop d’aspérités reconduisent presque littéralement la syntaxe de celle-ci.  

Tout s’y agence selon la logique d’un épisode dilaté, d’une saison supplémentaire très bien reconditionnée quand même pour le grand écran. 

Or ce qui manque alors n’est pas seulement une montée en puissance spectaculaire : c’est une relance du regard, une variation de ton, une mise en danger de l’univers lui-même. Bref, cette part d’invention formelle ou imaginaire qui a fait des six premiers Star Wars un cinéma d’aventure à la fois poétique, féérique et captivant.
 

Favreau sait tenir un rythme, distribuer l’action et relancer le récit avec suffisamment d’application pour prévenir toute inertie. On ne s’ennuie pas à regarder ce film.
Mais cette absence d’ennui ne suffit pas à réaliser un film véritablement créatif.

Le visionnage reste agréable, sans jamais atteindre ce surcroît d’adrénaline qu’on attend d’un Star Wars au cinéma. C’est ce qui, finalement, distingue l’expérience en salle d’un simple épisode de série, aussi plaisant soit-il à regarder depuis son canapé.
 

Cette hésitation esthétique se retrouve jusque dans la partition de Ludwig Göransson, globalement fonctionnelle, mais traversée de notations plus « clubbing » dont le contraste, loin d’ouvrir un espace neuf, contribuerait plutôt, à accentuer un certain flottement tonal de l’ensemble.
 

De ce retour en salle se dégage ainsi une impression diffuse, mais tenace : celle d’une franchise qui avance prudemment, en préservant ses codes plutôt qu’en les dépassants, en rassurant plutôt qu’en surprenant.

The Mandalorian & Grogu n’est pas un mauvais film, loin de là ! (Disney n’a pas vraiment perdu la main sur le plan technique !) Son vrai problème se situe autre part :
Et les premiers résultats, historiquement faibles, au box-office ne font que confirmer une évidence difficile à contourner :
Star Wars au cinéma ne constitue plus un événement qu’il est censé incarner, actuellement porté par des scénarios qui s’éloignent de plus en plus de la vision originelle de George Lucas.
 

Le constat n’a rien de méchant et il n’est pas ridicule non plus. Il dit plutôt l’usure d’un imaginaire (à mon avis) qui semble ne plus croire tout à fait à sa propre capacité de recommencement, à travers la poésie, la féerie et d’un certain souffle que l’on ne retrouve plus ici, loin des premiers Star Wars, surtout des deux premières trilogies et qui s’étiolaient déjà, toujours pour moi, peu à peu dans la troisième. 

On verra si Starfighter, annoncé sous la direction de Shawn Levy avec Ryan Gosling et Amy Adams, saura démentir cette impression et recréer la magie des six premiers épisodes de cette iconique saga de science-fiction cinématographique. (Ce n’est pas encore gagné car l’attente du public actuel semble loin des premiers Star Wars, ce que j’ai pu entendre autour de moi !) 

Mon avis

Visuels impeccables, relation Din/Grogu touchante. Structure trop proche de la série, manque de souffle cinématographique 
Le film des studios Disney est, comme toujours, top sur le plan visuel. C’est indéniable. Rien que pour cela, il reste très agréable à aller voir. 
Ma note : 6,5/10 : Un bon divertissement quand même mais sans plus pour moi. 

Le mot de Justine (en free style)

Visuellement, ça claque et cela reste du grand art. 
Disney maîtrise toujours son sujet :

 

les prises de vues sont soignées, l’univers est encore palpable.  
C’est indéniablement agréable à regarder, et d’ailleurs ça se regarde sans prise de tête. 

Mais derrière cette beauté de façade, je cherche l’âme.
 

Il manque cette poésie, cette philosophie des six premiers films qui donnaient du sens au spectacle.  
Les images sont là, mais le scénario semble s’être éloigné de la créativité brute de Lucas… 
Un silence d’ailleurs que le créateur a su garder face à la reprise de la franchise par les studios Disney.
 

POV 
 
Le feeling est là pour le divertissement pur. Ça remplit parfaitement le contrat visuel et technique.  
Allez-y pour le plaisir des yeux et un semblant d’héritage SW, sans attendre de révolution.  
C’est carré, efficace et ça fait son job malgré l’absence de la profondeur initiale. 
je ne me suis pas endormi une seule seconde. Merci aux bruitages… je valide.

Justine, pour infospectaclesloisirs.com, le 02 juin 2026  
Vous avez aimé cette critique ?
Découvrez aussi 
: Le Diable S’habille en Prada 2, par Justine.

Fiche technique

 

Sortie : 20 mai 2026 au cinéma 
Durée : 2h12 
Genre : Action, Aventure, Fantastique, Science-fiction 
Réalisation : Jon Favreau 
Scénario : Jon Favreau, Dave Filoni 
Distribution : Pedro Pascal, Sigourney Weaver, Jeremy Allen White…